Ah la la ! Merci d'avoir été patients ! Chose promise, chose due : récit du Cañon del Colca et de mes multiples décès...
Mais d'abord, commençons par le commencement, il paraît que c'est comme ça qu'on fait.
Nous avons choisi de prendre un guide, en suivant recommandations internet (Trip Advisor et blogs personnels de voyageurs avant nous) : Johselm Canto (Facebook et johselm [a] gmail. com). C'est lui, si vous suivez bien, qui nous a accompagnées dans Arequipa le jour de notre arrivée, depuis la gare du bus jusqu'à la perte de mon appareil photo ;o), et même après avoir assisté à ma crise de larmes due à la fatigue et à la 3e perte d'objet en moins de 15 jours... Alors s'il a survécu à ça (et mon autre crise dans le canyon, mais chaque chose en son temps), il est BON. Non, sérieux, super sympa et efficace. Rien à redire.
Jour 1 :
Départ de l'hostal Scandinavia à Arequipa vers 3h du matin par minibus, objectif : 5 heures de route jusqu'au canyon... Youpi... On dort comme on peut (on ne peut pas vraiment, mais on essaie), on s'accroche en même temps, parce que les amortisseurs de ce mini-bus ont assisté à la naissance de vos grands-parents, et ça tourne dans tous les sens... Mais une fois qu'on a trouvé LA position (secret : poser sa tête sur l'appuie-tête du siège de devant, quand celui-ci est assez proche), on arrive à "dormioter" (= plus ou moins dormir un peu). On entend quand même ce qui se passe : "ah tiens ! on est à 5000m d'altitude !". Finalement, quand le jour finit par se lever, on ouvre les yeux (parce que oui, le monsieur conduisait sur cette route en pleine nuit, vous verrez ce que vous verrez), et on arrive à Chivay, premier arrêt pour le petit déjeuner, à 3h d'Arequipa environ. Premier contact avec une infusion de coca : bon, ben c'est des feuilles, hein, ça va pas avoir un goût de malade non plus, ça m'a rappelé la soupe que je faisais à mes poupées en prenant les feuilles des arbres au Diamant... Des feuilles, quoi. Les buveurs de thé aimeront, les autres trouveront que "ben c'est des feuilles". Enfin bref, on a compris, mais il paraît que ça fait plein de choses, notamment ça aide à lutter contre le sorroche ou mal des montagnes. Ils en font aussi des bonbons pour les pigeons... Euh, pardon, les touristes.
Ensuite, départ pour la 2e partie de la route... Et ça n'arrête pas de tourner, hein, on est dans un canyon au Pérou, par sur l'A1 direction Lille. Jolis paysages sur la route, on a pu faire des photos "grâce" à une des voyageuses qui était malade et qui a nécessité un arrêt...



